Construction du F22 en Dépron

Ce F22 est un modèle très ludique, rapide et vif. A priori ce n’est pas un modèle pour débutant. Cependant la construction est hyper simple, il est relativement solide et très facilement réparable. Alors en volant lentement, même un débutant peut s’y essayer car le F22 conserve une grande stabilité à basse vitesse.

Fort de son expérience Erick Van Acken a écrit 3 documents hyper détaillés sur la construction de A à Z en image du F22.

Construction en Image document 1

Construction en Image document 2

Construction en Image document 3

Plan DWGPlan DXFPlan JPEG
Plus d’erreur possible avec cette référence.

La construction

1) Les matériaux de construction. 

  • Une plaque de dépron de 6mm en plaque 250x80cm (pliée en deux = 125×80). Se trouve dans tous les magasins de bricolage pour 6 à 10?.
  • Colle blanche, colle cyano pour polystyrène ou colle contact sans solvant (pour cornières polystyrène), colle époxy.
  • Scotch armé pour les renforts.
  • Blenderm (vente en pharmacie) pour les charnières et la fixation des cables servos, antenne, moteur.
  • Un jonc ou tube carbone de diamètre 4mm à 6mm.
  • 1 baguette de balsa dur.
  • 1 paire de chape/gignol.
  • Peinture acrylique au choix.

2) L’équipement électrique et électronique. 

  • 2 servos 9gr et 2 rallonges de 15cm.
  • Un moteur 2200kV et une hélice 6x4E
  • Un régulateur 30A.
  • Une batterie Lipo 3S 2200mA (env 150gr).
  • Un récepteur.

3) Les étapes à suivre pour contruire le F22.

– D’abord récupérer le plan au format désiré pdf, dwg ou dxf et procéder à la découpe des pièces…cutter avec lame neuve S.V.P. 
Attention à ne pas découper le rectangle où se trouvera l’hélice. Ce rectangle sera découpé après fixation définitive du jonc carbone renforçant l’aile. 
– Découper l’emplacement du jonc carbone dans l’aile. Poser du scotch sur la découpe sur le dessus de l’aile. Retourner l’aile, remplir au tiers l’emplacement de colle époxy et y installer le jonc carbone. Araser la colle epoxy et retirer le surplus. Laisser durcir. Après séchage le rectangle où se trouvera l’hélice peut être découpé. 
– Coller et ajuster la baguette de balsa sur le bord d’attaque. 
– Poncer les encoches recevant des dérives pour atteindre l’angle donné par les gabaris à 22°. 
– Encoller et assembler dans l’ordre :

  • les surfaces doublées.
  • les flancs sous les ailes.
  • la partie inférieure du fuselage sous les ailes.
  • le dessous du fuselage sur les flancs.
  • la partie supérieure du fuselage.
  • les dérives. Veiller à leurs symétries en utilisant les gabaris à 22°.

– Poser le scotch renforcé. Au minimum sur tout le fond du F22 en remontant sur les côtés, sur le dessous de la partie avant et sur dessous des flancs. 
– Découper le support moteur dans un carré de CTP ou bois dur de 3mm et le coller à l’époxy. 
– Biseauter l’avant des élevons (biseau en dessous) et poncer pour créer un bord de fuite. 
– Fixer les élevons à place avec du blenderm. 
– Découper les emplacements pour les servos dans les flancs. Pour une commande directe les servos seront de préférence installés à l’arrière du renfort en carbone. 
– Poncer le bord d’attaque, les dérives pour créer un profil en arrondissant le bord d’attaque et en affinant le bord de fuite.

– Voila le résultat :

– Faire la décoration…C’est au choix mais il vaut mieux choisir un déco qui permettra de bien distinguer le dessus du dessous.

Il y a eu des cassures au niveau de l’arrière du fond après quelques ‘atterissages musclés’. Pour renforcer cette partie faible il suffit de pratiquer dans l’interieur de flancs, 2 gorges et d’y coller à l’époxy un jonc carbone de Ø 3mmm et de 10cm de long.  
Les gorges peuvent être faites en faisant fondre le dépron avec un fer à souder. L’emplacement est indiqué par les 2 traits rouges dans la photo ci-dessous.

– Installer les servos et les raccorder aux élevons avec les guignols, chapes et tiges. Les servos peuvent être maintenus simplement par le dépron. Optionnellement doubler le dépron à l’arrière des servos pour un meilleur maintien ou mettre un point de cyano.

Exemple de connexion. Côté servo, un z en métal fixé à l’époxy dans un tube en carbone de 10cm , côté élevons : une chape coupée dans un morceau d’époxy. Le raccord sur la chape est réalisé au moyen d’un morceau de gaine thermo-retractable collé avec un point d’époxy. La gaine n’est chauffée que sur le tube carbone et sur la chape. Ne pas chauffer la gaine au niveau de l’articulation pour qu’elle conserve une certaine souplesse et ne soit pas cassante.

– Fixer le régulateur, le récepteur, la batterie avec du velcro. 
– C’est terminé !

Petits conseils

Sur un tel modèle le poids est l’un des principaux paramètres influant sur la qualité du vol, avec la motorisation et le centrage bien sûr. En comparant plusieurs modèles construits au club on peut voir des variations de 10% à 15% du poids final pour un équipement électrique identique. 
Pour un bon résultat la chasse au poids inutile doit donc être constante pendant la construction. 
Voici les domaines où l’on peut chercher l’économie :

  • Les colles. 
    La colle cyano spéciale dépron ou polystyrène est idéale si les surfaces sont parfaitement jointives mais il vaut mieux ne pas l’utiliser si il y a trop de contrainte de forme ou si la mise en place des pièces demande un ajustement prenant plus de quelques secondes. 
    Pour un collage immédiat, un peu moins léger mais avec une meilleure résistance mécanique on peut utiliser la colle contact. Attention les pièces ne peuvent pas être ajustées lorsque les pièces sont assemblées et que la colle est sèche au toucher (15-20mn àprès l’étalement). 
    La colle blanche rapide (15mn) est la plus économique. Elle est solide mais elle peut prendre longtemps pour être vraiment sèche et dure. 
    Enfin l’époxy, qui est la plus lourde, sera réservée pour les assemblages où la contrainte mécanique est la plus forte : jonc de carbone, support moteur.
  • Les renforts. 
    Le scotch renforcé est très pratique mais il est aussi très lourd. L’autre intérêt du scotch renforcé est qu’il maintient le dépron en cas de choc et évite qu’il ne se déchire. Pour assurer la protection lors de l’atterrissage il sera utilisé pour le dessous de l’avion, du nez jusqu’au bout des flancs, en remontant de 1cm sur les surfaces verticales. Le nez du fuselage est recouvert sur une longueur de 3-4cm. Il est inutile d’en mettre plus. Le balsa étant plus léger que le scotch, on l’utilisera pour les parties à poncer comme les bords d’attaque. 
    Enfin le blenderm peut être utilisé pour renforcer les parties fragiles comme les biseaux qui ne sont pas exposés aux chocs mais peuvent étre abimés par simple contact. .le dépron se marque très très facilement.
  • La peinture. 
    La décoration peut être très lourde si on n’y prend pas garde. Pour un meilleur étalement, la peinture acrylique peut être diluée à 5% à l’eau ce qui permet de déposer une couche plus fine. 
    Avec une seule couche les défauts de peinture peuvent être très visibles par transparence. Pour éviter cela il suffit d’étaler la peinture avec un mini rouleau et aussi de choisir une couleur masquante et plutôt sombre pour le dessous par exemple. 

A titre indicatif voici les poids obtenus à differents stades de la construction : 

  • Dépron seul : 96gr
  • Installation du jonc de carbon (ø 6mm) : +15gr (111gr)
  • Collage de toutes les pièces en dépron : +31gr (145gr) 
  • Renfort scotch armé et peinture : +65gr (207gr)
  • Installation électrique et batterie : +283gr (490gr)

Réglages et vols

Mise en l’air. 
Le moteur à fond impressionne un peu et il vaut mieux se faire aider par un lanceur la première fois pour ne pas risquer de se faire débiter les doigts par l’hélice. Lorsque l’avion est trimmé on peut alors le lancer seul en le tenant par le dessus du fuselage et en le lancant presque verticalement, moteur à fond. 

Vol rapide. 
Le F22 est super maniable et idéal pour les courses poursuites débridées ou le combat. L’avion avance très bien avec le moteur mais il ralenti aussi très vite moteur coupé. La plage de vitesse est importante et la reprise plein gaz après un quasi-stationnaire face au vent est sans problème. 
La précision de vol n’est pas toujours top état donné la petite taille et les grand débatements et le vol en partouille n’est pas vraiment évident à grande vitesse. 

Vol lent. 
A basse vitesse l’avion tient bien mais les commandes ne sont plus très efficaces. 

Par contre la surprise est de voir ce F22 relativement bien planer si le CG n’est pas trop arrière. 
On peut alors monter à la verticale et à perte de vue (mieux vaut s’arrêter avant) et faire planer le F22 face au vent. 
Le domaine de pilotage est alors très different mais cela permet de travailler le pilotage en douceur pour faire un peu de durée.

Voltige ? 
Pas grand chose au programme. On a bien sûr les boucles grandes ou petites, les très petites boucles moteurs à fond passent en continu! Les tonneaux rapides ou lents et le vol dos passent aussi très bien. Plus spectaculaire encore : le cercle en tonneau ! 
On peut se permettre quelques excentricités comme de se mettre sur la tranche avec pas mal de moteur et de tirer la profondeur à fond. Cela pourrait s’appeler la boucle horizontale.

Atterrissage. 
Sans surprise en faisant simplement glisser le modèle sur le ventre (après avoir coupé le moteur pour ne pas casser l’hélice).

Avec l’équipement électrique indiqué les vols sont en gros de 7-8mn en étant gaz à fond presque tout le temps. Si on s’amuse à le faire planer on peut facilement faire 15-20mn. 
L’autre bonne surprise est que le F22 vole très bien par vent fort malgré sont faible poids. Il vole donc par (presque) tous les temps ! 

Pour être en ligne avec le type de l’avion les débattements seront généreux , par exemple +/-30mm à la profondeur et aux ailerons, +/- 15 pour les débutants.

Video de démo

Apprendre à voler

Vous voulez apprendre à faire voler un avion ou un planeur radio-commandé? Le club propose de l’écolage pour les débutants avec du matériel fourni par le club ou les instructeurs.

L’écolage

Tout le monde peut apprendre à faire voler un modèle radio-commandé. Il est néanmoins indispensable de le faire avec un pilote expérimenté (ou instructeur) afin de limiter les risques pour sa sécurité et celles de personnes autour de vous.

Sa présence augmente très largement les chances de ramener votre modèle à la maison en une seule pièce à la fin de la journée.

Elle permet aussi de réduire le temps requis pour que vous voliez seul. Elle est également très importante pour réaliser le vol dans de bonnes conditions de sécurité et dans le respect de la législation.

Dans ces phases d’apprentissage, les émetteurs de l’instructeur et de l’élève sont reliés entre eux pour voler en “double commande”: c’est l’écolage. L’instructeur aide à mettre le modèle en vol en palier, puis laisse les commandes à l’élève. L’instructeur donne ensuite des instructions à l’élève pour l’aider à contrôler le modèle. Dès que l’élève a des difficultés, l’instructeur reprend le contrôle.

De nombreux émetteurs sont désormais livrés avec un système de double commande. Maintenant, ils existent différentes marques et les systèmes ne sont pas toujours compatibles entre eux. C’est pourquoi avant d’envisager l’achat de matériel, nous vous recommandons de nous contacter. Le club possède également du matériel pour l’écolage pour les premières sessions de pilotage. Au bout de quelques séances, sur les conseils de l’instructeur, vous pourrez acquérir votre propre matériel et continuer votre apprentissage.

Une fois que vous maîtrisez le vol en palier et les virages élémentaires, l’instructeur expliquera comment piloter des circuits, prendre l’air et faire une approche pour atterrir.

A partir de là, l’instructeur envisagera de vous “lâcher” et vous réaliserez un vol sans double commande. Plusieurs séances seront encore nécessaires pour que vous vous sentiez en confiance pour assurer un vol simple d’une façon autonome.

En complément: le simulateur

Le simulateur est un moyen vraiment très efficace pour accélérer l’apprentissage du vol. Il vous permet d’accumuler des heures de vol et de développer des réflexes (inversion des commandes) sans dépendre de la météo et sans crainte de casser le matériel. Que ce soit pour PC ou Mac, il existe de nombreux simulateurs par exemple:

Le site https://aero-modelisme.com propose même des formations en ligne de grande qualité sur l’apprentissage du vol sur simulateur.

Les avis sont parfois tranchés sur l’intérêt des simulateurs. Si le vol réel est différent d’un vol simulé notamment au niveau des conditions météo (vent qui change au cours du vol, turbulences etc.), le simulateur reste néanmoins un bon outil d’apprentissage. Plus tard, il permet aussi de travailler des figures avant de les tenter sur le terrain (vol dos, vol tranche, torque etc).

Bons vols!

Vérification du centrage d’un modèle en vol

Réglages dynamiques pour avion

Avant de commencer tout réglage, le modèle doit être parfaitement trimé.

Un réglage a pour but d’améliorer les qualités de vol d’un modèle, afin de le rendre plus neutre et surtout plus facile et plus agréable à piloter. Ces réglages ne sont pas destinés aux seuls avions de voltige mais sont applicables sur n’importe quel avion conventionnel.

Un réglage ne compensera jamais entièrement un défaut de construction mais sera capable de l’atténuer de manière significative. Il est donc évident que le soin que vous apporterez à la construction déterminera les qualités de vol de votre modèle.

Chaque réglage a ses propres limites. Si par exemple, vous réglez le piqueur moteur avec un test concluant à environ 3° de cabreur, il y a certainement une incohérence quelque part. Attention donc si un réglage devient excessif. De plus, certains réglages interfèrent avec d’autres. Cela a pour conséquence de devoir revalider certains réglages déjà fait.

La tentation existe de modifier le comportement en utilisant des mixages sur la radiocommande. Avec cette option il y a un risque de perturber l’aérodynamisme du modèle et il est toujours préférable de faire un réglage sur le modèle plutôt que de compenser électroniquement un problème physique.

Les réglages sont notés sur une échelle de 1 à 5. Cette notation permet de donner une valeur d’impact du réglage sur le vol de l’avion.

Vérification du piqueur moteur (3/5)

Correction : Corriger l’angle de piqueur du moteur à l’aide de rondelles sous les pattes de fixation du moteur ou sous le support moteur suivant le montage.

Vérification du centrage (5/5)

Correction : Déplacer une masse, ex la batterie de réception, et si besoin revérifier le réglage du CG statique.

Remarque : En vol dos il faut normalement légèrement soutenir à la profondeur. Si toutefois le modèle tient tout seul sur le dos, c’est qu’il est trop centré arrière.

Remarque : La méthode de vérification du centrage en vol normal peut être plus sécurisante.

Définition du Vé longitudinal

Vérification du V longitudinal (5/5)

Remarque : Commencer par régler le V en modifiant l’incidence du stabilisateur, ensuite éventuellement affiner avec les ailes.

Vérification de l’anticouple (5/5)

Les effets du couple moteur sur la trajectoire du modèle sont compensés par un angle de calage du moteur. Cet angle est défini par le décalage entre l’axe du moteur et l’axe du fuselage. Il peut être nul ou légèrement vers la droite. 
Par construction la cloison parfeu supportant le support moteur peut donner un angle qui ne sera pas réglable. Pour ajuster l’angle du calage moteur on pourrat utiliser des supports réglables, installer des cales entre la cloison parfeu et le support moteur. On procédera à la vérification en vol comme indiqué ci-dessous pour estimer la correction à apporter. Le plus souvent il suffira d’ajouter une rondelle sous le support moteur à l’endroit des vis de fixation du support.

Ce faisant attention aux possibles interférences sur le réglage du piquer moteur ou l’installation du capot moteur.

Vérification du centrage d’un planeur (3/5)

Commme pour les avions avant de commencer tout réglage, le modèle doit être parfaitement trimé. 
Ci contre un schéma décrivant une méthode pour vérifier le centrage d’un planeur en vol.
Vous trouverez des informations plus précises sur le site des Ailes du Grand Rêle sur la mesure du V longitudinal sans incidencemêtre et sur le réglage statique du CG.
Cette page est écrite pour les planeurs mais les indications sur la mesure du V longitudinal et du CG en statique sont applicables aux avions

Checklist – Un exemple

“Ah zut!! J’ai oublié mes batteries!”

D. – Pilote arrivant sur le terrain de Pegase 2000

Quand on débute en aéromodélisme, il y a beaucoup de choses à penser à prendre et à penser à faire. Pour se faciliter la vie, voici un exemple de checklist (grand classique de l’aviation) à adapter et à imprimer pour ne rien oublier avant de partir pour le terrain et de faire voler son modèle.

Avant de partir sur le terrain

  • Vérifier:
    • Accus chargés
    • Emetteur chargé
    • Le contenu boite à outils: notamment clé d’aile, visserie d’aile
    • Vérifier le(s) modèle(s): avion complet (ne pas oublier le cockpit!)
  • Puis penser à prendre:
    • Boite à outils
    • Caisse avec les accus
    • L’émetteur
    • Lunettes
    • En été: chapeau, crème solaire, eau
    • L’attestation de formation de télé-pilote et les déclarations des avions

Sur le terrain

1. Conditions météo

Tout d’abord, être attentif à la direction et la force du vent afin d’installer son matériel sans risque qu’il s’envole!

2. Montage du modèle

  • Sécuriser les prises de connexion
  • Vérifier l’absence de jeu
    • des palonniers de servos
    • dans les gouvernes (charnières, chapes)
    • dans l’hélice et son cône
  • Contrôler tension des accus de réception avant chaque vol

3. Mise en route

  • Mettre l’émetteur sous tension
  • Contrôler le choix du modèle sur l’émetteur
  • Vérifier les positions des interrupteurs et trims sur la télécommande
  • Réinitialiser les timers
  • Immobiliser le modèle
  • Avertir et dégager la zone du champ d’hélice de toute personne
  • Mettre le modèle sous tension
  • Contrôler les débattements et le bon sens des gouvernes
    • Profondeur: 
      • manche BAS – Gouverne HAUT 
      • manche HAUT – Gouverne BAS
    • Ailerons
      • manche à GAUCHE – Aileron gauche HAUT, aileron droit BAS
      • manche à DROITE – Aileron gauche BAS, aileron droit HAUT
    • Direction
      • manche à GAUCHE – Direction à GAUCHE 
      • manche à DROITE – Direction à DROITE
  • Si c’est un premier vol, contrôler la portée – 1er test sans moteur – 2nd avec moteur

4. Décollage et vol

Séquence de décollage :

  • Taxier le modèle jusqu’à l’entrée de piste
  • Demander l’accès à la piste aux autres pilotes
  • Prendre l’alignement de piste en tenant compte de l’orientation du vent (manche à air) – Face au vent!
  • Contrôler le bon fonctionnement des gouvernes moteur plein gaz (absence de parasites)
  • Rejoindre le carré des pilotes
  • Décoller et monter rapidement à une altitude de sécurité

Séquence de vol :

  • Voler devant soi dans un demi cercle de 180°, axé sur la piste
  • Annoncer aux autres pilotes chaque passage bas, chaque figure et chaque changement de sens de rotation
  • Demander la piste avant d’amorcer la séquence d’atterrissage
  • Couper le moteur en sortie de piste et dégager rapidement le modèle.

Bons vols!!!

Construction du Pibros électrique

Les plans ci-dessous sont une adaptation de ceux du delta-pibros qui est une aile delta destinée au vol de pente. C’est un modèle créé par Marcel Guwang et construit par de très nombreux modélistes dans le monde entier. 
C’est pourquoi, le Pibros électrique est construit de la même manière avec en plus l’aménagement pour installer la motorisation.

Dans la version proposée, le moteur est placé à l’arrière à la façon des F22. Cette configuration est, en effet, celle qui résiste le mieux au temps car il n’y a pratiquement aucun risque d’abimer le moteur en cas d’atterrissage brutal. Maintenant, ceux qui désirent expérimenter trouveront sur le net des informations sur des variantes possibles avec des wiglets ou des propulsions par turbine. 

Les pièces en Dépron seront collées avec de la colle instantannée spéciale mousse, de la colle néoprène contact en bombe (ex: SADER type Néoprène ou 3M S77) ou en pot (ex: BOSTIK), voire du scotch à moquette double face. La colle à bois , colle blanche, marche aussi très bien mais est très longue à sécher sur ce support. Toujours faire un essai de compatibilté avec le Dépron.

La construction est si simple qu’il est vivement conseillé d’en construire 2.

Alain Pomes en a déjà contruit plusieurs. La constuction en images est >>> ICI <<< .

Liste des courses

  • 1 feuille de Dépron de 3mm chute de CTP de 5mm pour le bâti moteur
  • 2 micro servos
  • 1 moteur 40gr à 55gr, voir plus bas.
  • 1 contrôleur 30A
  • 1 récepteur standard
  • 1 batterie Lipo 2S ou 3S 1000mAH ..les essais d’Alain avec une 3S 2200mAh sont concluants : plus d’autonomie sans gros changement dans le vol.
  • scotch armé 

Préparation des pièces 


Découper les pièces dans la feuille de Dépron de 3mm : 

  • (1) dessous de l’aile.
  • (2),(3) dessus de l’aile.
  • (4),(5),(6),(7) épaisseur formant l’intérieur de l’aile.
  • (8) dérive, forme libre..A faire en double si vous souhaitez une double dérive.
  • (9) élevons

Vous trouvez plus de détails des découpes pour le compartiment moteur, les servos et dérive dans la construction en images
Note : Pour les pieces 5, 6, les ailerons et dérive(s) on pourra utiliser du Dépron de 6mm ou contre coller du Dépron de 3mm.

Structure extérieure de l’aile


Pour réaliser la structure extérieure de l’aile il suffit d’assembler (1) (2) et (3) avec du scotch armé. Les triangles (2) et (3) seront rabattus et collés plus tard pour former le dessus de l’aile. 
La seule précaution à prendre est de bien respecter le sens des fibres de la feuille de Dépron.

Structure intérieure de l’aile 


Les pièces (4,5,6,7) sont ensuite collées sur (1) et formeront le profil de l’aile. 
Lorsque la colle est sèche, il ne reste plus qu’à encoller le triangle (5) et les bords extérieurs de la pièce (1) et à rabattre les pièces (2) et (3) pour refermer l’aile. Si besoin recouper légèrement pour éviter le recouvrement de (2) sur (3). 
Les bords d’attaque sont formés naturellement par l’écrasement du Dépron. Maintenez en place fermement le temps du séchage de la colle et assurez vous d’avoir la pièce (1) bien à plat pour éviter un vrillage de l’aile. 
Recouper le bord de fuite bien droit. 

Attention : Il ne faut surtout pas chercher a les rendre jointifs les triangles 2 et 3 lorsqu’on rabat sur 1 et 5 pour éviter un dièdre de l’aile qui gênera le débattement des gouvernes. Un écart de quelques mm est normal et sera masqué par du ruban adhésif. 
L’important est que le triangle 1 reste bien à plat. Au besoin le fixer à la table par 2 petits bouts de ruban adhésif ou de double face à moquette pendant le préencollage puis l’encollage.

Elevons et dérive(s) 


Elevons 
– Bisauter la partie des élevons en contact avec l’arrière de l’aile, voir schéma 4. Poncez le bord de fuite côté intrados. Fixez les élevons avec du blinderm. 
– Retailler les élevons afin de faire un dégagement au centre de l’aile. On pourra ainsi tenir l’aile par l’arrière pour le lancer à une main. 
– Installer les guignols.

Dérive(s) 
Si vous souhaitez une seule dérive dégagez l’emplacement de la dérive au milieu du bord de fuite. 
La version bi-dérives est plus adaptée à la version électrique. Ces 2 dérives seront installées à hauteur des servos et seront espacées de x cm. 
Collez les dérives à l’époxy ou à la colle blanche. 
On peut renforcer le bord d’attaque un jonc fibre de verre 2 mm (rayon cerf volant chez Decaplomb) ou une baguette de balsa dur.

Note : la forme, la position et le nombre de dérives permettent de faire des looks très différents ..lachez-vous !

Compartiment moteur 


Découper un rectangle de 17cmx4cm à 11 cm de l’arrière de l’aile sans compter les élevons . 
Dans du CTP de 5mm, découper 2 triangles isocèles (base 85mm, hauteur 40mm) et un rectangle de 52mm par 40mm. 
Voir la page de la construction en images pour les détails. 
le Coller les pièces du bâti moteur à la colle époxy.

Note : Reculer la découpe du rectangle de 3cm si vous souhaitez utiliser une batterie plus lourde (2200mAh).

Installation de l’équipement électrique 


– Découper les emplacements des servos, du récepteur, du contrôleur. Ceux-ci peuvent être fixés à l’aide de scotch double face. 
– Prépositioner les servos, le récepteur, le contrôleur et le moteur et poser la batterie pour obtenir un centrage à 210mm du nez de l’aile. 
– Marquer et découper l’emplacement de la batterie. Celle-ci sera fixée avec du velcro.

Note : 

  • Le groupe propulsion comprend un moteur Bl-2212/6 2200 kv , un régulateur 30 amp ,une hélice 6×4. D’autres combinaisons sont possibles en utilisant des moteurs avec un Kv plus petit et une hélice plus grande pour avoir un meilleur rendement. Le but étant d’avoir environ 500 g de poussée et pas trop de vitesse pour faciliter les manoeuvres de combats.
  • Pour ceux qui n’auraient pas le mixage radio il reste la possibilité de séparer les gouvernes. 2 ailerons classiques commandés par 2 servos avec cordon en Y et une profondeur centrale commandée par un servo en utilisant 60% de l’envergure pour la profondeur et 20% pour chaque aileron. 
    Il existe également des petits modules de mixage aileron-profondeur.

Finitions 
Le Pibros peut voler ‘nature’. On peut recouvrir le dessous de l’aile avec du scotch armé. Le Dépron peut également être peint à la peinture à l’eau ou à la peinture acrylique pour genre Avi 3000 diluée 10% passée au pinceau et séchée immédiatement au sèche cheveux… 
3 minutes après on peut passer une 2ème couche ou une autre teinte.

Plein de décos à imprimer => ICI <=

Réglages


Le centre de gravité est à 210mm du nez de l’aile. L’équilibre est obtenu en déplacant la batterie LiPo. Attention le réglage du CG est très important sur le Pibros.

Voici les débattements à utiliser en fonction du comportement désiré : 
– vol normal : 
  profondeur : expo 60% dualrate 50% +/- 10mm 
  ailerons : expo 60% dualrate 30% +/-5 mm 
– vol accro :  
  profondeur expo 60% dualrate 100% +/- 20mm 
  ailerons : expo 60% dualrate 60% +/- 15 mm

Contruction Pibros étape par étape

Voici la réalisation en image faite par Alain Pomes d’un Pibros électrique.

Aucun outil particulier n’est nécessaire à la construction. 


Tracer directement sur la feuille de Dépron. 
Attention à respecter le sens des fibres de la feuille de Dépron. 

Scotcher les pièces 1,2 & 3 en maintenant toutes les pièces rigoureusement à plat. 

Ajuster le scotch. 

Marquer l’emplacement des pièces 4 & 5. 
Encoller et mettre en place. 

Marquer l’emplacement des pièces 6 & 7. 
Encoller et mettre en place. 

Encoller les bords de la pièces 1 et le dessus de la pièce 7. 
Rabattre les pièces 2 & 3 et maintenir en place jusq’au séchage.

Vue de l’intrados. 
Tracer le centre de gravité et le dégagement pour le moteur et l’hélice. 

Vue de l’extrados. 
Tracer l’emplacement des dérives. 

Renforcer l’emplacement moteur avec du scotch armé. 

Découpe des emplacements servos et installation des servos.

Préparation des pièces en CTP de 5mm qui formeront le bâti moteur

Assemblage du bâti moteur. 

Découper les encoches pour le bâti moteur

Installation du moteur sur son bâti. 

Découper les encoches pour le bâti moteur

Positionner le bâti moteur et le caler l’axe moteur pour obtenir 0° en piqueur et 0° en anticouple. 
Coller le bâti moteur à la colle époxy. 

Installer les élevons et les guignols. 
Ménager l’emplacement du récepteur. 

Mise en place des dérives. 
Mise en place du controleur 30A.

Marquer l’emplacement de la batterie pour obtenir le centrage à 210mm. 
Découper le logement pour la batterie. 

Le cas échéant refermer les ouvertures sur l’intrados avec du scotch armé. 

Percer l’aile à l’aide d’un fer à souder pour le passage des Velcros de fixation de la batterie. 

Renforcer le compartiment batterie au scotch armé. 
Positionner les Velcros. 

Déco dessus..

.. et c’est fini. Voici Le Pibros Badoit équipé d’un fuselage taille de guêpe destiné à améliorer les performances en vol transonique et supersonique 
…YAPUKA !